Premier voyage de CLC en 1966

 


Là-bas la BIBLE
est plus urgente que le RIZ

 


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Au Sud des Indes à Trivendrun

g. à dr. Loi-et, Yacob, pasteur indien
Sastry qui évangélise les tziganes, le rédacteur

 

 

DES MILLIONS meurent sans le Christ d'une mort éter­nelle... Seul JESUS, le Pain de Vie, donne la Vie Eternelle. Mais comment le sauront-ils si personne ne va leur dire ? La presse, la radio, la télévision faisaient, en ce début d'année, grand tapage sur le sort de millions d'indiens qui, selon ces informations amplifiées, devaient mourir à la fin du mois de mars; faute de nourriture. Tantôt on publiait la triste nouvelle que 20 MILLIONS d'enfants étaient en péril, tantôt on précisait que 70 MILLIONS d'indiens allaient mou­rir en raison d'une pénurie de riz. A notre retour une lettre­ circulaire signée de plusieurs pasteurs renchérissait en in­diquant que 110 millions étaient menacés de mourir de faim dans les 3 mois.

En partant de France, nous nous demandions s'il ne fal­lait pas emporter avec nous des provisions puisque la famine était dans tout le pays et que les gens mouraient de faim comme des mouches dans les rues.
Je me dois de dire ce que j'aie vu.                                                             

JAI VULES INDES SON VRAI VISAGE SON ATTENTE de la NOURRITURE qui ne périt pas !

Premier contact avec les Indiens à BOMBAY

 

Dès la sortie de l'aéroport, c'est l'Orient qui s’accro­che à vous et vous enveloppe. La chaleur vous surprend, les hommes au teint basané et parfois chocolat vous assail­lent de toute part pour vous proposer un taxi, vous conduire à un hôtel où vois changer votre argent au marché noir » et à un taux deux et trois fois supérieur à celui de la banque. Un flot de gens dans les rues vous impressionne et vous rassure, la mort n'est pas dans la rue, mais la vie.

Arrivés à Bombay, en ce soir du 16 mars, nous avions après notre installation à l'hôtel, le vif désir de descen­dre dans les rues avoisinantes et de prendre contact avec la population.

 

 

Les Rues

 

Le premier spectacle qui vous surprend c'est celui des corps allongés ou recroquevillés sur des couvertures, des sacs, ou même sur le sol nu. Ils sont là devant vous par centaines sur les trottoirs, sur les pelouses. Quand la nuit est venue ils se sont endormis là, comme tous les soirs, et le bruit de la rue ne trouble pas leur profond sommeil. Des petits enfants sont blottis contre leur père, mais rares sont les mamans qui passent la nuit dans la rue avec leurs enfants. Ces scènes vous émeuvent surtout lorsque les corbeaux croassent sans cesse en tournoyant dans l'obscurité de la nuit percée par la lumière des lam­padaires qui éclairent timidement ces multitudes de visa­ges bruns. On croirait entendre et voir des carnassiers se préparer à dévorer les cadavres gisant partout dans la ville comme après une bataille. Mais il ne s'agit pas de «  morts » ni de gens squelettiques attendant la « mort » d'un moment à l'autre parce qu'il n'y a pas de riz. Ils dor­ment dehors parce que les maisons sont trop étroites et surtout parce qu'il fait meilleur dormir dehors à cause de la grande chaleur. Néanmoins parmi ceux qui ainsi cha­que soir dorment à la belle étoile il y a bon nombre de malheureux, comme dans tous les pays du monde.

Des rats, que certains adorent comme dieux, passent devant nous en trottinant et en se faufilant entre les corps ; quelques autres bestioles errent çà et là sur le trottoir. Une odeur infecte vous encercle par endroits car chacun fait ses besoins n'importe où le long des haies ou des murs, et alors on comprend pourquoi on nous a obligés à être vaccinés contre le choléra avant le départ. Le tableau de la misère est plus poignant à la sortie de Bombay, vers l'aéroport où des cabanes faites de terre et de paille cons­tituent une sorte de bidonville. Là les ruisseaux de boue. tout-à-l'égoût de plein-air, augmentent l'aspect de détresse. Mais Paris a aussi ses bidonvilles et ceux de la banlieue à La Courneuve sont peut-être pires. Paris et les grandes villes du monde ont aussi leurs clochards, leurs malheureux et il serait donc inexact de dire, en parlant seulement de la misère Voilà les INDES !

 

Les Images

 

Il me serait facile de publier une photo d'un malheu­reux allongé sur le trottoir et dormant d’un bon sommeil, ou encore celle d'un mendiant déguenillé, et, avec ces images, - implorer la pitié des Occidentaux, mais ce serait tromper les lecteurs. De telles illustrations seraient des mensonges. Le vrai visage de l'Inde est tout autre. On connaît à certai­nes époques la crainte de la famine à cause de la sécheresse, mais en ce moment on n'y meurt pas de faim. Nous n'avons vu personne mourir de faim. Nous n'avons vu personne manquer de nourriture.etc...

La Vie

 

Quand le soleil se lève, l'armée allongée sur les trot­toirs se lève aussi. Dès le jour, les rues s'animent, et cette grande ville de Bombay est une véritable fourmilière avec ses 7 millions d'habitants. On fait la queue pour attendre l'autobus rouge « anglais » à un étage. On sort par grou­pes opaques de la gare. Chacun va à son travail. Tous sont très propres, les hommes vêtus de blanc en général, les jeunes filles et les femmes drapées dans de jolis « saries » de couleurs vives. A la sortie des écoles les fillettes aux longues nattes noires et les garçons aux culottes blanches, respirent la santé. Sur les trottoirs s'installent les mar­chands de pommes de terre, de riz, de tomates, de raisin, d'oranges, de noix de coco, etc... etc...

 

CONTACT AVEC LES INDIENS RELIGIEUX

 

Peuple Travailleur

Nous nous sommes dirigés -vers le Sud, but de notre Mission. De Madras à Trivandrum, en voiture, à travers villes et villages, nous avons été en étroit contact avec la population. C'est une population laborieuse, travaillant souvent dans des conditions pénibles et pour un gain bien minime, telles les femmes qui goudronnent les routes de leurs mains pour un salaire de 2 F par jour, tout juste le nécessaire pour acheter le riz indispensable pour ne pas mourir de faim. Cette population est aimable, calme, accueillante, attachante par sa simplicité et sa bonté

Peuple Mystique

 

Le peuple est mystique et, partout, dans chaque village il y a une « idole », un « dieu », des temples, des petits ou des grands; partout des adorateurs à la recherche de la félicité de l'âme et ne la trouvant pas. Temples et dieux se succèdent et les foules comme une marée passent et re­passent devant des statues plus ou moins hideuses, plus ou moins colorées, représentant oiseaux et quadrupèdes, ou êtres humains aux bras multiples et aux noms étranges, dieux-hommes ou hommes-dieux, et ces dieux se multiplient presqu'à l'infini, ils sont des millions, nés de la supersti­tion qui s'est greffée sur la philosophie religieuse mêlée de spiritisme.

Dans les bassins sacrés intégrés aux temples, les fidèles viennent se baigner avant d'aller présenter au « dieu » une corbeille de fruits dont une partie sera offerte au prêtre. Mais les dieux, les « idoles muettes » sont à l'abri des yeux des profanes, cachés au fond d'un trou noir, dune chapelle obscure, d'une niche où seuls entrent les initiés membres de la religion hindoue. A l'extérieur de ces chapelles vous êtes admis et sur le parvis, assis à terre, en cercle, barri­cadés derrière une ceinture de corde, des prêtres prient et bavardent, égrènent leurs chapelets et observent les visiteurs, puis par saccades élèvent la voix pour une prière monotone réclamant protection et bénédiction de la divinité.

Il faut se déchausser

 

On n'entre ni dans les temples hindous, ni dans les mosquées musulmanes sans enlever ses souliers, ce qui donne occasion à ceux qui les gardent à l'entrée d'amasser quelque argent. Ce respect des lieux sacrés dont l'exemple nous est donné en l'histoire de Moïse devant le buisson en feu au désert du Sinaï, s'est prolongé aux Indes dans les églises. On laisse ses chaussures ou sandales à l'entrée des salles évangéliques pour aller s'asseoir selon la coutume sur des tapis ou des nattes et s'il y a quelques chaises c'est souvent pour les étrangers.

l' Idolatrie

 

Le peuple cherche Dieu, à se réconcilier avec lui, à obtenir de. lui la félicité, et fait ce qu'il croit être bien pour l'atteindre en suivant les seuls enseignements reçus depuis la jeunesse. La doctrine hindoue ne laisse pas aisé­ment percer tout son mystère et il est difficile à un occi­dental de la comprendre à fond, mais à l'enseignement théosophique ou spirite ou métaphysique se mêle une idô­latrie qui pullule dans le pays, idôlatrie que l'on retrouve d'ailleurs dans certaines religions comme le catholicisme. A New-Delhi j'ai vu les femmes hindoues frotter de leurs doigts l'idôle sculptée sur le mur, puis l'embrasser et en frotter les pieds avec un linge pour emmener avec elles une certaine bénédiction. Cette attitude ne diffère en rien de celle du catholique qui, au Vatican, touche le pied en bronze de la statue de Saint-Pierre et lui embrasse l'orteil. Même superstition, même idôlatrie, et comme me le disait un hindou venu à la Lumière de l'Evangile du Christ. Pour nous hindous, les saints, les statues du catholicisme, c'étaient des dieux s'ajoutant aux nôtres » !

Pour ces 470 millions d'âmes le Christ est un inconnu. Les 3/4 sont hindous, le 1/5 musulman, et le paganisme règne ainsi sur ce vaste pays où cependant l'Evangile fut apporté par l'apôtre Thomas dont le tombeau se trouve à Madras dit la tradition. Quelques chrétiens se réclament de cette succession « apostolique » soit depuis près de 2.000 ans_ La Bonne Semence y a été étouffée au cours des siècles par les doctrines de « démons » dont parle l'apôtre Paul.

 

 

 

Jai vu les Indes  APPORT DES NATIONSDITES CHRETIENNES

Pour les Indiens, tout ce qui vient de l'Occident est chrétien, que ce soit français ou anglais ou américain, que ce soit catholique ou protestant ; pour eux, tout cela est identique.

Des missionnaires sont venus et ont parlé du Christ, mais aussi des colons dits « chrétiens sont venus et...

 

 

L'ALCOOL a été importé par les Français là où ils installèrent leurs « comptoirs »...

LE DEPOUILLEMENT s'est fait systématiquement par les Anglais qui ont pris les richesses du pays et lais­sé le peuple dans la grande misère...

DES FUSEES y font leur appari­tion avec le concours des Français et des Allemands. Nous avons ren­contré dans le Sud, près du mémorial de Gandhi, un ingénieur français en­voyé par le gouvernement français dans ce but Il faut bien se prépa­rer en vue d'une éventuelle guerre avec la Chine ! !

DU BLE est envoyé par milliers de tonnes par l'Amérique pour aider les sous-alimentés... Oui, mais aussi en même temps est envoyé du TABAC par milliers de tonnes, selon la nou­velle parue dans un journal des In­des et que j'ai lu là-bas en mars der­nier. Du tabac pour des gens que l'on dit mourants de faim ! Comment croire à cette charité comme étant « chrétienne   ?

DES MILLIARDS. Oui, des appels pathétiques ont été lancés pour sau­ver les Indes. L'Occident s'est ému après avoir laissé pendant des siècles ce peuple sans secours ! Mais ces mil­liards, où vont-ils ? Ils fournissent des devises pour mieux armer les Indes contre la Chine ? Cette aide-là est-elle bonne ? Ne vaudrait-il pas mieux, comme le disait un ingénieur agronome venu là-bas pour vivre en chrétien, leur apprendre et les aider à mieux irriguer leurs terres, à obte­nir trois récoltes là où ils n'en ob­tiennent qu'une et demie. Une aide passagère pour augmenter un peu la ration de riz n'est pas la solution...

L'ARRET  DES  NAISSANCES. Pour  prévenir une famine dont la cause serait une trop forte densité de popu­lation, le gouvernement fait une pu­blicité tapageuse pour l'emploi des pillules anti-concept ionnelles venues d'Occident !

Le christianisme d'Occident ne vaut guère mieux que le paganisme d'Orient, si par ce christianisme on entend le christianisme de nom, de façade, d'étiquette.

Gandhi serait probablement de­venu chrétien s'il n'avait visité l'Europe, a dit Sundar Singh.

(Aux Indes j'ai appris que Gandhi se trouvant en Afrique du Sud vou­lut se rendre dans une Eglise et vit au fronton de l'Eglise cette inscrip­tion : « interdit aux gens de cou­leur ». Alors il fit cette réflexion

Comment puis-je devenir chré­tien puisque je ne puis franchir la porte de l'Eglise du Christ » !).

Il y a un vrai christianisme, et ce­lui-là il faut vite le propager avant la nuit. Déjà, aux Indes, parmi les dieux impuissants, muets et sourds, s'infiltre çà et là l'idéologie commu­niste et l'on voit flotter dans les vil­lages le drapeau rouge... Cela aussi vient d'Occident...

L'Asie bouge... La fin est proche... et il est temps encore que les chré­tiens authentiques eux aussi bougent et se consacrent plus que jamais pour que le NOM et la PUISSANCE et l'AMOUR du Christ vivant soient con­nus... jusqu'aux extrêmités de la terre.

 

 

J’Ai VU LES INDES

Sentiment de pitié ou conscience du devoir

Le sentiment de pitié ne doit pas supplanter la cons­cience du devoir. Aider les pauvres est certes dans le pro­gramme chrétien, mais être témoin dans le monde est pri­mordial.

Quand la presse ou la radio dépeint un tableau impres­sionnant de millions sur le point de mourir de faim en quel­ques semaines, alors la corde sensible de la pitié est touchée et chacun donne pour retarder la mort physique.

Mais il est une mort beaucoup plus tragique, celle del’âme, et depuis des générations, des millions et des millions sont morts spirituellement de faim parce que l’on ne s'est pas soucié de leur apporter la seule vraie nourriture de l’âme la Parole de Dieu, canal révélateur au Pain Vivant descendu du ciel et appelé le CHRIST. Et la génération d'au­jourd'hui périra encore si les chrétiens dans le monde n'ou­vrent pas leurs yeux sur cette « grande moisson ».

Aux Indes, des millions ne mourront pas de faim cette année. Il y a là-bas des enterrements comme dans tous les pays du monde et, au cours de notre voyage, alors que nous avons vu des dizaines de milliers de gens, nous n'avons ren­contré que trois enterrements, l'un précédé de musique, voi­re de tambour, et c'étaient des personnes âgées, probable­ment décédées de mort naturelle ; mais nulle part, contrai­rement à ce que disent les journaux, on voit des gens tomber mort de faim dans la rue !

Par contre, les millions d'âmes de ce pays sont étrangè­res à la grâce qui est en Jésus-Christ. Elles ne connaissent pas jésus-Christ et elles sont en état de perdition !

Est-ce que notre cour est autant ému de compassion à l'ouïe des besoins spirituels de ces peuples qu'à celle des besoins de nourriture pour le corps ?

Trop souvent la chrétienté a un sentiment d’apitoiement sur es conditions physiques et on donne plus généreusement pour secourir physiquement que poix secourir une äme perdue dans le péché loin de Dieu. Il est temps que la chrétienté secoue l’indifférence à l’égard de la faim Spirituelle de ces populations.

Comment aider et atteindre ces populations

Tandis qu’il est possible et qu'il fait encore jour, nous nous devons d'aider, mais encore faut-il le faire de façon intelligente et non pas sous l'impulsion de nos sentiments.

Actuellement dans ces pays d'Orient, le christianisme y a son chemin difficile car les faux chrétiens et les hérésies en ont obstrué l'avance. Néanmoins, l'Esprit de Dieu peut encore faire des brèches dans ce bastion du paganisme.

Le missionnaire ne peut s'établir, il en est banni. Le directeur de l'Institut National de la Culture aux Indes me disait que s'il avait la direction du Gouvernement il met­trait tous les chrétiens hors de son pays. Le mot «mission­naire » apparenté à c colonisateur » est aujourd'hui détesté­ .II y a eu saris aucun doute des missionnaires de grande va­leur qui cm su vivre de telle manière que le christianisme était adrniré, mais hélas tant d'autres ont vécu à la manière occidanta4, dans des appartements à air conditionné et sans contait intime avec la population et surtout dominant avec  supériorité  à l’argent reçu d'occident.

Eglises Evangéliques !

Il ya aujourd'hui des dizaines de milliers de chrétiens évangeliques de pentecôtes, plus de 100.000 sans aucun doute te, mais en fait il est difficile d'avoir une statistique précise, et certains ont avancé le chiffre d'un million Aujourd'hui, il faut là-bas des hommes vivant comme eux, avec eux, pour eux. Mais le mieux est de soutenir et de conseiller les prédicateurs indiens eux-mêmes. Ils ont coura­geusement pris en main les destinées spirituelles des églises après la faillite des missions. Prêts, ils le sont, mais vivre, il le faut et les églises sont en général trop pauvres pour les soutenir. Avec 200 F par mois ils se nourrissent car leur ali­ment principal et économique est le riz. Et puisque les chré­tiens sont touchés par l'appel à l'aide en faveur des Indes, pourquoi n'orienteraient-ils pas leurs secours vers les chré­tiens de ce pays ?

Orphelinats et prédicateurs

Il y a différentes façons d'atteindre ces populations. L'une des activités qui se répand est la création d'orphelinats pour recueillir les enfants déshérités ou abandonnés car il n'y a pas dans ce pays d'assistance publique. Bien des pas­teurs ont créé parallèlement à leurs églises des orphelinats, c'est une vision d'avenir, car ces enfants élevés dans la con­naissance de l'Evangile peuvent devenir aussi des témoins dans leur pays. Mais encore faut-il tenir, et ces orphelinats vivent tous « par la foi ». Un pasteur a dû fermer le sien, faute de subsides et renvoyer les enfants à leurs misères... car vivre par la foi nécessite aussi fidèlité de la part de ceux qui aident.Si l'orphelinat est une mission d'avenir, dans 10 ou 20 ans, il y a aussi l'effort immédiat : l'utilisation des forces dé­jà existantes en soutenant les ouvriers prêts à se donner à plein temps pour la conquête des âmes.

Chaque année, dans ce pays, notamment au Sud, dans l'Etat de Kérala, qui fut le plus éprouvé par la sécheresse et dans l'Etat de Madras, il y a, vers février et mars des grandes conventions rassemblant de 5 à 30.000 chrétiens. Quan vient l'été indien, vers avril et mai, il y a des camps d'enfant et de jeunesse et des actions d'évangélisation dans des vi lages encore jamais atteints par l'Evangile.

Aidons le plus que nous pouvons à multiplier la diffusion de l'Evangile en terre des Indes.... suivant l'ordre d Christ « Donnez-leur vous-même à manger... » et si coma les disciples, vous dites « nous n'avons que... » dites-vous bien que le maître multiplie. Il est vrai que l'on ne peut répondre comme l'on voudrait à tous les appels de l'Afrique, d'Israel, des Tziganes, de notre propre pays, etc... Mais, répondons comme nous pouvons... et le Maître se réjouira et avec votre aide enverra des ouvriers dans SA MOISSON.

 

Quelques, pensées du SADHOU SUNDAR SINGH

Répondant à Lausanne à ceux qui, lui de­mandaient ce qu'il fallait faire pour que le christianisme devienne une force aux Indes, il dit : « Il faut que vous, missionnaires, viviez comme Christ a vécu. Le christianisme est bon, mais beaucoup de chrétiens sont mauvais ».

« Les vrais chrétiens ne sont pas ceux qui confessent le Christ, mais ceux qui possèdent le Christ ».  '

« Dieu ne nous a pas créés pour vivre en solitaires, mais pour vivre parmi les hommes afin de les aider. Si nous sommes en Christ, nous ne pouvons faire autrement que de servir nos frères ».

 

les Religions  de L'INDE

L'histoire religieuse de l'Inde est classée en quai chapitres par les Indianistes : Védisme. Brahmanisme, Hindouisme, Boudhisme.

Védisme

Des tribus quittèrent l'Asie Mineure vers 1500 avant Jésus-Christ et vinrent essaimer dans la vallée du Gange où leurs prêtres laissèrent de nombreux documents relatifs à leur religion et à leur culte. Les brahmanes en sont les héritiers directs. Ces prêtres sont les conducteurs spirituels de toutes les tribus dites VEDIQUES. Ils confèrent la « nais­sance spirituelle », président aux mariages. aux funérailles, aux banquets funèbres où ils mangent aux lieu et place des morts. Cette religion appelée VEDISME s'est d'abord répandue dans la région du Pendjab. Le rituel est solennel mais pas public. Il n'a pas d'idoles. pas de temple. pas de lieu sacré, mais le Véda comporte dans son rituel des vic­times et l'on construit un autel chaque fois que l'on sacrifie. Il a aussi une divinité solaire appelée VICHNOU. Ce Vich­nou fut reconnu en un dieu d'un clan guerrier qui, enfant, échappa à une sorte de massacre des Innocents et avait pour nom Krichna. Un autre dieu. CHIVA (le favorable) et son épouse Pâvatrî (fille de la montagne) ont de nom­breux descendants, des couples " divins ". Ce sont les dieux de l'amour, de l'ascétisme, de la génération, de la mort...

L'hindou est esclave et ami de son dieu.

Brahmanisme
Les brahmanes rompirent avec la tradition védique :enseignant que les morts ne résident pas toujours dans Le séjour heureux où les cérémonies védiques les ont trans­portées, mais qu'ils transmigrent. Et la croyance en la réincarnation, soit en la renaissance ici-bas parmi les hom­mes ou parmi les animaux s'imposa. Ce fut le départ d'un dogme capital en Inde : LA TRANSMIGRATION DES MORTS qui peuvent être successivement.: dieux, damnés. hommes, animaux... Mais aujourd'hui, cette doctrine ne donne pas pleine satisfaction et on cherche la méthode par laquelle on peut échapper à ce cercle des existences éphé­mères et conquérir le séjour immortel de paix, de félicité. appelé le « nirvâna ». On cherche LE CHEMIN DE CE PARADIS par le sacrifice, l'ascétisme ou la gnose... Mais il n’y a qu'un chemin : celui qui a dit « JE SUIS LE CHE­MIN > : Jésus le Messie. (Evangile de Jean ch. 14).

      Le sacrifice est une oeuvre toute magique. La force éparse dans le monde, s'y concentre et s'y renouvelle et pénètre le prêtre au cours du sacrifice.

      L'ascétisme riait d'institutions ouvrant la porte de l'im­mortalité à ceux qui pratiquent l'abstinence, la continence, la méditation.

      La gnose, ou savoir, est une méthode de salut et d'im­mortalité par la connaissance de « soi » qui est un prin­cipe métaphysique hors du temps et de l'expérience. iden­tique à l'ètre universel

 

L'hindouisme et ses dieux

L'évolution des croyances aboutit à deux aspects reli­gieux :

  1 -    L'adoration de l'Etre Universel et l'identification avec lui.

  2 - L'adoration des dieux qui peuvent être aimables ou terribles. Parallèlement à l'enseignement des Védas, ou tribus blanches qui pénètrent dans l'Inde, les Indiens vivant aises dans le pays croyaient aux réincarnations et avaient le culte d'une < déesse » et d'un « dieu D et possédaient leurs saint; , appelés ensuite les « Fakirs  »  ou les « Sadhous ».

De ce mélange ,de ce métissage des tribus blanches et indiennes sont nées les doctrines des transmigrations des jeûnes prolongés.de l’ascétisme pour posséder des pouvoirs magiques ou entrer dans le monde supra-céleste, et aussi l’INDOUHISME qui est la superstition indienne. Les dieux sont innombrables et divers : tous les arbres, toutes les bêtes,  toutes les rivières,tous les morts d’importance, etc

 

Boudhisme

     Le boudhisme est un ordre religieux qui naquit au 6" siècle avant notre ère, dans,la région du Gange moyen. Beaucoup de jeunes hommes quittaient la maison en quête de l'immortalité et s'affiliaient à des congrégations de péni­tents et de mendiants.

L'un d'eux, un prince, « Chakya-Mouni », venuu des confins du Népal, et qu'on connaît sous le nom de BOUD­DHA, ce qui signifie l'éveillé, l'illuminé, créa l'ordre reli­gieux qui devait conquérir l'Asie. Il soumit des mendiants à une diète ascétique en vue de la sainteté durant cette vie et du repos éternel du « nirvâna ». Il prêchait à tous une morale parfaite, l'aumône, l'altruisme et la douceur. A sa mort il fut l'objet d'un culte, le culte de Bhakti. Plus tard on en fit un « dieu vivant ».

Ce sont les boudhistes qui ont précisé et fixé le dogme de la transmigration universelle. Le boudhisme insiste sur l'acte bon ou mauvais qui détermine la vie future. Le

nirvâna » qu'il enseigne n'est pas l'anéantissement mais un état transcendant qu'on définit par des termes négatifs comme « fin de la douleur ». On obtient ce « paradis » ou « nirvâna » par la suppression du désir et de la haine, la destruction de l'amour de soi. Poussée à l'extrême cette guerre à l'égoïsme a pour conséquence de réduire l'âme à des complexes physiques et moraux.

L'idolâtrie qui dort au fond de l'homme se manifesta dans le boudhisme par la naissance de toutes sortes de « bouddhas » ou de « saints » éternels, dieux bons et mo­raux. Ces dieux ont des images, des cultes, des paradis, et le fidèle cherche à entrer dans le paradis de son bouddha, et même à devenir un « dieu » ou « bouddha » lui-même.

« Vous serez comme des dieux » dit le serpent ancien à Eve (Genèse 2). Aux Indes Satan a égaré les hommes... et seule la Parole de Dieu peut les amener à la Lumière divine.

 

L'islam

 En dehors de ces quatre aspects religieux de l'Inde il faut tenir compte de l'arrivée de l'Islam lors de la péné­tration au Nord-Ouestt des Indes des Musulmans au 8' siècle, et de leurs dynasties successives pendant des siècles. C'est au VII' siècle que MAHOMET prêcha l'Islam dont les règles furent transmises par le livre appelé CORAN et qui fut composé 25 ans après sa mort. L'Unité de Dieu y est attestée et la mission prophétique de MAHOMET supplante le message de l'Evangile. Mahomet a voulu par­faire la religion d'Abraham, améliorer le Judaïsme et le christianisme.

Et c'est un mélange étrange de doctrines et de pré­ceptes que le Mahométant doit pratiquer pour se réconci­lier avec Dieu. 5 prières par jour doivent être faites dans la direction de la Mecque où résidait Mahomet. Le vin et toute boisson fermentée sont interdits, ainsi que le porc et les animaux morts. La polygamie est limitée à 4 épouses. Et, les rites sont au nombre de 4.

L'ISLAM compte 250 millions d'adeptes dont peut-être 100 millions aux Indes.

Seul un puissant souffle de l'Esprit-Saint pourra chas­ser ces épaisses ténèbres doctrinales qui maintiennent l'homme loin du Vrai Dieu vivant. Prions.

Qu’allons-nous faire ?

Face à la marée montante de la population de la terre, les chrétiens authentiques vont-ils être engloutis ou pénétrer 1a masse de leur témoignage

Les doctrines politiques font plus vite leurs chemins que la doctrine évangélique. Les hommes sont d'abord in­téressés par leur existence terrestre et donnent priorité à tout ce qui concerne leurs conditions matérielles et physi­ques. Les chrétiens vont-ils tomber dans ce piège ou penser d'abord au Royaume des Cieux en aidant les autres à y en­trer ?

Le chrétien vrai est appelé à inoculer le message de la révélation de l'Amour de Dieu dans le monde par un témoi­gnage verbal et pratique. Ce message appelé EVANGILE est une « puissance de Dieu ». Plus nous aurons foi en cette puissance, plus nous la diffuserons. Plus aussi nous serons convaincus du danger que courent les hommes d'être jetés dans les tourments de l'au-delà, plus nous aurons du zèle pour les mettre en contact avec cet EVANGILE, puissance de Salut et de libération de l'Obscurité du paganisme, puissance de vie nouvelle et heureuse dans le Christ.

Ce qui surprend aux Indes, c'est la faillite d'un christia­nisme dénaturé par des chrétiens de nom, car pour les Asia­tiques, toutes les nations occidentales sont considérées com­me chrétiennes.

Les authentiques chrétiens sont donc engagés dans une immense responsabilité :apporter un témoignage d'une vie chrétienne vraie. Envoyer de l'argent pour acheter du riz n'est pas suffisant, n'est pas la solution.

Aux Indes mystiques, il y a une inquiétude face à l'au­delà et une ignorance totale de la vérité. Toutes sortes de dieux sont créés par l'imagination et les moyens pour se ré­concilier avec la divinité abondent, mais la révélation de Jé­sus-Christ est absente.

470 MILLIONS D'INDIENS ATTENDENT ! Qu' allons-nous faire ?

Allons-nous aider les ouvriers à se consacrer à plein temps pour évangéliser leur peuple et les Tziganes ?

 

 

AUX INDES avec Les Tziganes

BOMBAY

Notre première « découverte » fut à Bombay. Des femmes tziganes habillées d'une manière différente des Indiennes vendaient, assises par terre sur le trottoir, des lunettes de soleil. Dès que je me mis à les filmer, elles se cachèrent le visage comme le font habituelle­ment les tziganes dans bien des pays. Alors, passant près de moi, un Indien, me dit : Ces gens-là ne sont pas des Indes ! »

Aux Indes, les Tziganes sont à part ». Ils sont craints et méprisés eux aussi. D'où viennent-ils donc ?

A TRIVANDRUM

Au Sud, à Trivandrum, nous les avons rencontrés sur une place publique, le long d'une rue principale. Tziganes nomades vendant des colliers de perles et aus­si faisant monnaie avec leurs dieux en cages. Un dieu libérateur de la peur, à la tête de hibou et au corps de singe, nous était présenté. Il suffisait de toucher ce dieu hideux avec un morceau de linge et de porter ensuite l'étoffe sur soi pour ne plus jamais avoir peur de quoi que ce soit. Ce dieu a pour nom « Djimi ! ». Pour tou­cher le dieu, il faut évidemment payer ! Hommes, fem­mes, enfants, tous dorment à la belle étoile... Ils vont avec leur dieu, mais... sans savoir qui est Jésus.

 

VILLAGES TZIGANE 

Dans l'Etat de Madras, nous avons été conduits par Dieu vers les Tziganes. Sans nous y attendre, nous avons eu la joie de faire la connaissance d'un jeune nommé Gopal qui avait à ceeur de porter l'Evangile aux Tziganes. Il nous conduisit dans un premier village tzi­gane. La, un homme âgé, sans doute le chef de la com­munauté, me demanda de prier pour lui en lui impo­sant les mains au nom du Seigneur Jésus dont il venait d'apprendre la bonté. Dans ce village, la porte est gran­de ouverte pour l'Evangile. Laissez-moi vous raconter l'une de nos journées « missionnaires » !

 

DANS LES MONTAGNES

Dans less montagnes nous avons visité une commun­auté de tziganes convertis, tribu différente, ayant dopté les coutumes indiennes, les femmes portant le serte ». Ceux-là peut-être doivent être apparentés aux tan-ouches de Françe.

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Le village des tziganes
où l'un d'eux demanda une Bible

 

UNE JOURNÈE MOUVEMENTÉE

    Nous décidons un matin d'aller au pied de la mon­tagne visiter l'un de ces villages composés uniquement de tziganes et qui sont nombreux aux Indes. (Dans l'Etat de Andhra, il y a une centaine de villages tziga­nes les uns près des autres). Tout d'abord, nous devons changer de l'argent dans la ville de Salem car nous n'avons aucun argent du pays, aucune « roupie ». Mais les banques refusent d'accepter notre argent français ou nos livres sterling. Seuls les dollars sont admis et nous n'en avons pas. Alors, devant la banque. en présence du peuple, le frère Indien Gopal s'arrête et se met à prier demandant à Dieu d'intervenir pour nous déli­vrer de la tentation d'acheter des devises au marché noir de manière à ce que le témoignage chrétien ne soit pas compromis.

    Je lui suggère que nous regardions s'il y a assez d'essence dans la voiture pour aller au village. Il y en a à peu près suffisamment, environ 25 litres. Nous pre­nons la décision de nous aventurer.

    Vers 14 heures, nous arrivons au village, après avoir roulé sur des routes cahoteuses, pierreuses, avoir traversé deux rivières avec de l'eau jusqu'aux genoux et marché près de 2 km à travers les champs sous 60° de chaleur et en faisant bien attention si un serpent ne se trouvait pas caché sous les pierres éparpillées sur la terre brûlante.

    Nous avons l'impression d'être dans un village africain avec ses cases de terre séchée et couvertes de paille. Après être passés près de l'autel dressé à leur dieu sous un arbre, nous voyons les Tziganes qui se terrent. Nous apprendrons qu'ils pensaient que nous étions des gendarmes. Mais vite le contact fraternel et cordial se crée. Les hommes viennent se joindre aux enfants et aux femmes groupées sur la place du village pour assister à la réunion. Sous un toit, à l'ombre, des hommes apportent des nattes pour nous y asseoir et ainsi nous honorer, et tous attentivement écoutent. Puis les questions fusent. L'un demande quel avantage, quel profit ils auront à quitter leurs dieux pour suivre Jésus­ Christ. Il est alors facile de leur expliquer toutes les grâces que le Christ accorde. Un Tzigane d'une tren­taine d'années très intelligent, réclame avec force une Bible. Pourtant, il vient déjà d'acheter un évangile, mais il précise : « Nous ne savons pas quand vous reviendrez et nous aussi nous voulons avoir le droit de savoir ce que vous savez et nous voulons étudier toute la Bible »

    C'est tout un village qui a crié à travers lui le désir de mieux connaître Jésus et son salut. Ils ont soif de, la Vérité divine. Ils ne demandent pas de l'argent. Ils ne demandent pas du riz. ILS DEMANDENT LA BIBLE Voilà la nourriture qu'il faut vite apporter aux Indes !

    Gopal, le jeune prédicateur indien veut venir passer des mois parmi eux pour les conduire sur le chemin du Salut. Il attend notre aide pour cela.Le retour fut jalonné d'expériences. Nous n'avions pas de « roupies » et donc pas de repas... mais les In­diens nous offrirent à boire du lait, de l'eau. du jus de canne à sucre.Pour éviter la panne sèche, car le compteur mar­quait presque zéro, nous avons pris un raccourci par un chemin rocailleux et à travers champs pendant 20 km, roulant toujours en première ou en deuxième vitesse. Gopal alors demanda l'aide du Seigneur. Nous avions peur de rester en panne sèche la nuit dans la brousse. Nous sommes arrivés le soir à la tombée de la nuit à bon port et avant de sortir de voiture, Gopal a voulu remer­cier le Seigneur pour le fait que l'essence fut suffisante et qu'ainsi le témoignage put être porté près de ces Tziganes qui eux aussi ont droit au bénéfice de l'Amour du Christ. La foi et la consécration de Gopal sont un exemple d'un christianisme vrai.

A NEW-DELHI

Notre dernier contact avec les Tziganes fut à New­Delhi, la capitale. Là, ce sont des Roms que nous avons rencontrés le long de la rue principale d'un quartier extérieur. Ils étaient là par familles, forgeant quelques ustensiles avec leur forge portative. Ils campaient dans leurs « caravanes », sortes de chars tirés par des boeufs ou sous des tentes. Comme tous les autres, ils compre­naient les quelques mots de la langue tzigane que Ya­cob leur disait.

Je me propose d'y retourner pour plusieurs mois afin d'y promouvoir l'ceuvre d'évangélisation dans la mesure où Dieu pourvoira. Que les lecteurs veuillent bien prier avec nous pour le salut de ces âmes tziganes qui meurent à cause de la famine spirituelle !

Que ceux qui désirent contribuer mensuellement au soutien d'un ouvrier veuillent bien nous écrire.

Aux Indes, 2 millions de Tziganes attendent ? Qu'al­lons-nous faire ?

En 2001 , le pasteur Clément Le Cossec déclarait qu’il y avait  plus de 40 millions de tziganes qui se trouvent Inde.

C’est le plus grand champ missionnaire Tzigane dans le monde